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Le don en ligne se banalise, pour le meilleur... comme pour le pire

Digital .

Ce n'est pas une surprise, mais il est toujours bon d'avoir des chiffres « sonnants et trébuchants ».

Selon le 5e baromètre Limite-Ifop sur les e-donateurs (à découvrir ici), un Français sur 4 donne désormais en ligne. Parmi eux, 7 % font des dons en ligne « régulièrement », et 17 % « de temps en temps ». Bref, le don sur Internet se banalise (9 % de la collecte se fait désormais en ligne), pour le meilleur et.... pour le pire : « Conséquence de la banalisation du e-don constatée en 2013 (notamment avec l’adoption de plus en plus massive de cette pratique par les seniors), le don en ligne se tasse, comme c’est le cas de l’ensemble des dons », remarque ainsi l'Agence Limite qui analyse les résultats sur son très intéressant blog.

Si les seniors préfèrent encore aller sur les sites Internet des organisations, les jeunes et moins jeunes (les moins de 40 ans) utilisent les réseaux sociaux, sites de partage vidéo, microdon ou pages perso de collecte, mais aussi, et de plus en plus, le don sur Smartphone. « Les plus jeunes restent un segment difficile à atteindre pour les associations et à convertir à l'acte de don. [...] Les associations ont tout à gagner à être présentes [sur le Web] sous de multiples formes, à la fois pour permettre les dons dématérialisés mais également pour gagner en visibilité », analyse Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et stratégies d'entreprise de l'Ifop.

Mais attention à ne pas arrêter d'investir ! « Pour les 26 associations ou fondations les plus performantes sur Internet, pointe l'Agence Limite, on passe de 6,65 % du budget marketing total en 2013 à 3,26 % en 2014, alors que la part des dons en ligne dans la collecte totale est, pour ces 20 organisations, restée stable, à 8,85%, dans un contexte général de baisse des collectes ». Une baisse de l'investissement qui n'augure rien de bon. Un exemple : seul un quart des associations ou fondations ont un site optimisé pour téléphone mobile alors qu’une visite de nouveau donateur ou de prospect sur quatre provient d’un téléphone ! « Le secteur caritatif investit insuffisamment pour assurer la relève générationnelle », prévient l'Agence Limite, qui ne cache pas son « inquiétude » : « Face à l’émergence rapide de nouveaux acteurs sur le marché français de la collecte de fonds, pure players du web, organisations ou actions caritatives transfrontalières, établissements publics, écoles ou collectivités qui investissent dans un fundraising professionnel, crowdfunding d’entreprises engagées, etc., les dirigeants de la plupart des grandes associations ou fondations françaises semblent tétanisés. Quand ils ne vous disent pas carrément que ça ne vaut pas la peine d’investir sur internet parce que ça ne rapporte pas assez ! » A bon entendeur...

 

Illustration : © Twitter

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