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Mieux vaut donner vif que mort, estime le cabinet Philanthropy Advisors

Legs et donations .

Un philanthrope a-t-il plus intérêt à faire un legs ou à donner de son vivant ? Eric Berseth et Vincent Mudry, deux consultants de Philanthropy Advisors, un cabinet de conseil pour (très) grands donateurs basé à Genève (plus d'infos, cliquez ici), ont très sérieusement réfléchi à cette question...vitale. Et ont livré leur réponse à Youphil.

Selon eux, le don post-mortem est assez peu « rentable » pour le donateur. Bien que « cette solution apporte la sécurité et le confort de jouir de ses biens jusqu’à sa mort, et de pouvoir faire face à toute éventualité avec l’assurance de l’utilité sociale post-mortem de son capital », elle est aussi très contraignante. Pour l'ONG, qui devra se confronter aux desideratas du testataire, avec souvent, un testament mal ficelé... Mais pour le légataire lui-même, le legs n'est pas si intéressant, ne serait-ce que parce qu'il ne permet pas de profiter des fruits de son action de son vivant. « Le legs, ajoutent-ils, est souvent l’expression d’une volonté de faire le bien après son départ, mais ne permet que rarement de contribuer à une stratégie structurée et efficace à long terme ».

Le don de son vivant, en revanche, offre « la satisfaction de voir l’impact de son action de son vivant (sans pour autant parler de vanité, mais simplement de la satisfaction de contribuer à quelque chose de plus large que soi-même) ». Bref, de donner un sens à son existence. Ce qui n'a pas de prix ! « De plus, donner de son vivant permet de donner à ses descendants une image de générosité, mais aussi une véritable structure efficace et pérenne qui mènera une action au-delà de sa propre existence. D’un point de vue familial, cela permet de se retrouver autour d’un projet commun fédérateur, tout en contribuant à transmettre un patrimoine physique, mais aussi familial. Un alliage de sens, de valeurs et de responsabilités ». Et d'efficacité. Les grands philanthropes étant aussi bien souvent de très avisés entrepreneurs, ils pourront aider l'organisation bénéficiaire à maximiser l'impact de leurs actions. 

 

Illustration : ©FondationdeFrance

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