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La Veille de l’AFF du 19 janvier 2023

Digital .

Publié le 18 janvier 2023

A votre bon cœur, m’sieurs dames... Depuis le 11 janvier et jusqu’au 4 février, l’opération Pièces jaunes bat son plein en France. Absente en 2021 en raison de la pandémie et remplacée un an plus tard par une boîte à confectionner soi-même, les tirelires en carton font leur retour dans les entreprises, les écoles, les hôpitaux et les associations.Cette année, le lancement de cette opération s’est fait à Nice en présence de Brigitte Macron qui préside la Fondation des Hôpitaux et de son parrain, Didier Deschamps. Grâce aux dons récoltés depuis 1989, la Fondation a pu financer plus de 9500 projets dont de nombreuses chambres parents-enfants, destinées à héberger à l'hôpital un adulte dont l'enfant a besoin de soins. L’essor des paiements digitaux représente toutefois un réel défi pour cette opération qui visait, à ses débuts, à récupérer de l’argent liquide. Les Français ne font plus, en moyenne, que 1,5 retrait au distributeur automatique par mois, pour un montant moyen de 47 euros. 86% de nos compatriotes utilisent aujourd’hui le sans contact, soit 7 points de plus qu’en 2021, selon l’étude du comparateur de banques Panorabanques effectuée par l’institut Poll&Roll. Face à cette réalité, l’opération Pièces jaunes propose désormais de nouveaux modes de collecte comme le SMS, le don en ligne, l’arrondi en caisse, le chèque ou la cagnotte en ligne. Un don est un don...

L’art contre la douleur. La vente aux enchères d’œuvres de street-art organisée le 29 novembre par Artcurial à la Galerie Joseph dans le 3ème arrondissement à Paris a permis de lever 69.350 euros au profit d’un projet d’art-thérapie sur la douleur chronique mené par l'Hôpital Fondation Rothschild. 57 des 66 lots créés par plus de 60 artistes français et internationaux ont trouvé preneur. En France, près de 12 millions de personnes souffrent de douleurs chroniques et au moins la moitié d’entre elles vivent avec des douleurs résistantes aux traitements antalgiques. Ces patients ont, pour la plupart, essayé différents traitements mais face aux échecs répétés, beaucoup ont fini par se décourager au risque de sombrer dans la dépression. Le centre d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD) de l’Hôpital Fondation Rothschild tente de remettre sur pied ces malades chroniques par le biais de la création artistique. Sa méthode se base plus particulièrement sur le street-art car ce courant de la peinture, symbole de liberté d’expression, autorise et valorise toutes les audaces : explorations, essais-erreurs, coulures, supports incongrus... L’argent levé durant la vente aux enchères va permettre d’intégrer davantage de malades dans ce projet novateur et plein de promesses.

Des JO sociaux. A travers son fonds de dotation créé en 2019, Paris 2024 s’est donné pour objectif de renforcer la pratique du sport chez les Français et de développer son rôle social. A moins de deux ans de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, 11 millions d'euros ont déjà été injectés pour lancer plus de 700 projets d'impact social par le sport. Trois types d'appels à projets en recherche de financement sont lancés depuis trois ans. Le premier vise à encourager les 34 fédérations sportives au programme des Jeux à repenser leur discipline sous un angle sociétal. Paris 2024 finance ainsi des initiatives de 28 fédérations comme l’installation de salles de judo dans les Quartiers de la Politique de la Ville. Le second type de projets s'adresse aux acteurs publics, à l'image de « Paris Sportive » promu par la Ville de Paris pour financer les associations qui proposent du sport aux femmes et cherchent à rééquilibrer l'usage de l'espace public. Le troisième format, Impact 2024, qui est aussi porté par l'agence nationale du sport, le Comité national olympique et sportif français, le comité paralympique et des collectivités, vise à changer l'échelle des projets associatifs. Kabubu, une structure parisienne qui travaille sur l'insertion des réfugiés et des migrants par le sport, a profité de ce programme pour s'implanter à Bordeaux et Toulouse. En trois ans, 700 actions ont obtenu des financements du fonds de dotation, ce qui représente 2,5 millions de bénéficiaires directs. Si 11 millions d'euros ont été injectés directement par ce fonds, ce sont en réalité près de 30 millions d’euros qui ont été versés. Les porteurs de projets (fédérations, acteurs publics, collectivités, associations...) cofinancent en effet ces initiatives et certaines entreprises apportent des fonds complémentaires. « Nous allons ainsi financer dans une cinquantaine de communes la construction de terrain de sport de proximité, vante Amel Bouzoura, la directrice du sponsoring et des partenariats sportifs chez FDJ-Française des jeux. Nous avons aussi signé des conventions avec des écoles comme Science Po et EM Lyon pour aider des sportifs en reconversion à suivre des études. »

On peut être start-upper et vouloir faire le bien autour de soi. La tech attire beaucoup les jeunes. De nombreuses jeunes pousses ont prospéré ces dernières années pour devenir de beaux arbres. OpenClassrooms est l’une d’entre elle. Fondée par deux jeunes trentenaires, cette entreprise est aujourd’hui le leader européen de la formation en ligne avec près de 300 collaborateurs et des bureaux à Paris, Londres et New York. Chaque mois, 300.000 à 400.000 personnes se connectent à sa plateforme. Son co-créateur, Pierre Dubuc, a longtemps hésité à fonder une société ou une association à but non lucratif. Son choix s’est finalement porté sur la première option car elle lui permettait de lever des capitaux et d’accéder à davantage de moyens financiers et humains. Bien décidé à ne pas « perdre son âme », cet entrepreneur a fait le choix, dès 2018, d’adopter le statut d’entreprise à mission. Pour comprendre les raisons qui l’ont motivé à prendre cette décision, lisez l’interview qu’il a accordé au journal La Croix sur ce lien.

Les philanthropes au secours de l’hôpital. L’objet du 46ème webinaire de la Chaire philanthropie de l‘ESSEC, qui s’est tenu le 25 novembre dernier, revient souvent dans les discussions des acteurs du monde médical : « Philanthropie et hôpital, quels enjeux pour le mécénat de santé ? ». La France abrite 3000 établissements hospitaliers. 60% sont publics, 30% sont des cliniques privées et 15 % des établissements privés de santé à but non lucratif. L’importance du secteur privé est une spécificité de notre pays mais notre système de soin est pénalisé par sa faible attractivité et son lourd endettement. Un tiers des hôpitaux sont endettés et leurs créances avoisinent 30 milliards d’euros. Pour boucler leurs budgets, de plus en plus d’établissements font appel aux dons. Des structures sont mises en place à cet effet comme les fondations ou les fonds de dotations. Pour en savoir plus et voir le webinaire de l‘ESSEC qui dure près de 90 minutes et auquel ont participé un chercheur, un académique et un practicien, cliquer ici.

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