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Magnanville : des dons et un début de polémique

Philanthropie .

Deux policiers assassinés, un orphelin de 3 ans. C’est une infinie tristesse qui a suivi le drame de Magnanville, et qui s’est emparée de la France entière.

Les gestes de solidarité n’ont pas tardé. Les dons ont afflué spontanément, de la part des fonctionnaires de police, comme des citoyens « lambda ». Au point que la police nationale a ouvert un compte pour recevoir les dons destinés à aider le petit garçon de Magnanville : « Ce compte bancaire est administré par une fondation du ministère de l'Intérieur. Il est certifié, et on est certain, par ce biais, que les montants financiers récoltés reviendront bien aux familles », a expliqué Camille Chaize, porte-parole de la police nationale, qui a aussi indiqué que le registre de condoléances en ligne avait recueilli plus de 70 000 messages de soutiens.

Un appel à dons a aussi été lancé via les organismes traditionnels de collecte de la police. La Fondation Jean Moulin s’est ainsi associé « pleinement au soutien apporté par le ministère de l’Intérieur et la Police nationale aux ayants droit de Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing » et a ouvert un compte « afin de recueillir les dons pour soutenir les enfants des fonctionnaires décédés ». L’association Orpheopolis, spécialisée dans l’aide aux orphelins de la police a elle aussi appelé aux dons… Des proches de la structure ont rappelé que François Hollande lui avait supprimé l’accès au rescrit fiscal. En effet, à l’automne 2015, le gouvernement avait suivi d’effets un rapport de la Cour des comptes estimant que les actions d’Orpheopolis bénéficieraient « à un cercle restreint de personnes », la corporation policière.

Le très intéressant  Rapport sur la notion d’intérêt général fondant l’intervention des associations du HCVA, remis le 25 mai dernier à Patrick Kanner, Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, souligne en effet que l'intérêt général suppose le constat du fait que l'association ne fonctionne pas au profit d'un cercle restreint de personnes. Mais, quelques lignes plus bas, le rapport précise que « L'administration a tiré parti de cet arrêt et de la notion de cercle restreint pour l'appliquer ensuite indistinctement à des organismes dont l'intérêt général ne devrait pourtant pas faire l'ombre d'un doute : les associations d'anciens combattants ou l'orphelinat de la police nationale. »

Illustration : © 20 minutes

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